" 22 Mars 2008, je prend m0n train p0ur Paris, j'y retr0uve l'h0mme de ma vie...
enfin ce que cr0is...
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j'arrive sur le quai de chez m0i, tr0p de m0nde et 15000 valises dans les bars c0mme d'hab' p0ur deux j0urs, c'est parce que je veux pas qu'il parte lui...
bref, une vraie nana qu0i.... je marche en canard, 2 minutes avant que je le rate [mon train] et c'est trop lourd...
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pfff j'ai plus qu'une envie c'est de tout laisser sur le quai et avoir les mains vides!!!
je marche du mieux que je peux... pas facile en faite, j'ai l'air con moi sur mon quai avec mes valises on dirais presque que je déménage...c'est peu dire...
18h02, le voila qui arrive je viens de finir de gravir la dernière marche de l'escalier et me voila chargée comme une mule qui tente de passer dans la porte du train... IMPOSSIBLE....
toute rouge je laisse passer les voyageurs en colère et retente ma chance et puis j'abandonne ; je lance mes sacs un à un dans le wagon pour pouvoir ensuite m'y glisser... juste à temps.
en sueur, rouge écarlate et en grande pompe je rentre dans le compar', les 10 premiers sont bondés, c'est pas de chance... je pris (ce que je ne fait qu'en cas d'extrême urgence) pour que le prochain soit vide sinon je fait un sitt-in dans le couloir.
j'appuie sur le bouton en grand stress et la....VIDE!!! je souffle, je souris, je m'avance et...me coince dans la porte. je les avais oublié les bagages, ils me paraissaient moins lourds maintenant que je savais que je pouvais les poser...
m'enfin, ma joie fut de courte durée, je tourne la tète pour admirer ma loge luxueuse et vide quand j'apercois un....je ne sais pas si je dois dire un homme ou un jeune homme ou un mec... quelqu'un...
je ne l'avais pas vu la première trop stressée pour regarder jusqu'au bout du compar' et là....
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je suis restée immobile dans la porte qui s'est instantanément refermée sur moi...à croire que ces systèmes marchent à l'envers... il m'a regardé, m'a souri et a pris mes bagages tous en se moquant de moi par son sourir niais...je reste debout en le regardant les ranger, il se rassis et moi je ne bougeais toujours pas...
je le fixais...
il me regarda interloqué, et me dit qu'il n'y avait personne et que je pouvais me mettre à mon aise...
...ha si il savais lui combien j'avais envie de me mettre à mon aise, enlever mes chaussures à talon qui me bousillaient les pied, prendre une douche glacée, mettre du parfum, appeler ma mère (heu non...ma soeur plutôt), crier, chanter, danser... j'avais envie de me défouler avant de le voir mon homme mais je me suis juste assise.
il m'a demandé où j'allais et si je voulais qu'il me réveille quand je serai arrivée pour que je puisse profiter du voyage pour me reposer... A croire que j'avais mauvaise mine... j'étais sèche et méchante en lui répondant que ce n'étais pas la première fois que je voyageais et que je savais me repérer dans le temps...
on a pas échanger un mots pendant au moins un quart d'heure mais il me fixait je le sentais...pas un regard dur, pas un regard de pervers, je sais pas...il me surveillait, il surveillait la porte aussi. Quand le controleur arriva il lui pria de se taire pour me laisser dormir....
MERDE!! le controleur, j'étais tellement à la bourre que j'ai oublié de prendre ce putain de billet... pourvu qu'ils ne le cherchent pas ou qu'il ne me réveille pas!!! je l'ai pas et je suis ruinée à cause de cette superbe robe de chez H&M... MERDE MERDE MERDE...
et là, surprise! Il me regarda en coin avec un sourir imperceptible et proposa à ce cher agent de la SNCF de le rappeler une fois que je me serais éveillée...il accepta et s'en alla.... il attendu dans le calme 10 minutes et continua à me fixer jusqu'à ce qu'il me lance un : " on dit merci qui? "
Outrée, j'uuvre les yeux et l'incendie en lui démontrant que je ne lui avait jamais demandé de faire ça pour moi, que je pouvais très bien allé le voir pour lui montrer mon billet et qu'il n'était qu'un petit con....
Oups, la gaffe... c'est qu'il m'énervait aveces jolis yeux bleus et sa bouche charnue, sa barbe de trois jours et ses mains douces ( il m'avait pris mes valises des mains ), ses belles paroles et ses phrases synthaxiquement trop justes...
je me rassie [car prise de colère je lui ai presque bondi dessus] en marmonnant des excuses...
il les accepta et me parla. J'étais plus qu'étonnée... il me semblais plus vieux qu'il ne l'était, il avait tout juste 18 ans, était brésilien par sa mère et portugais par son père, il était en fac de droit... il aimait ça mais c'était dans ses gènes expliquait-il, ses parents l'était tout deux, il avait peur de les décevoir et de ne pas réussir...
il me demanda ce que je faisais dans la vie et il fit une moue singulière quand il sut que j'étais en 1ere... je lui expliquais pourquoi j'étais dans ce train avec mes 15000 valises....
Pendant les 30 dernières minutes que nous passions ensemble il se moqua des femmes et de leur manie de se croire ridicule quand elles ne le sont pas et de l'être quand elles ne le croient pas... ainsi que de leur hantise de la mode et des fringues, il riaient de bon coeur quand je lui expliquais mes péripéties pour atteindre la gare mais aussi pour monter dans le train....
le temps passait alors trop vite pour nous deux...
on s'est regardé et en tournant la tête nous nous sommes rendu compte que nous étions arrivé, et même que tout le monde était dehors sauf nous, il m'aida à prendre mes valises, on continua à discuter en marchant le long du quai, on était la dernière voiture alors sans même s'en rendre compte, on ralentissait le pas à chaque fois que l'on passait un autre wagon, on s'est retrouvé immobile au milieu du quai à discuter et à rire au beau milieux de toute cette agitation, on ne voulais plus partir, ni l'un ni l'autre...
et puis on à entendu quelqu'un crier, je ne sais pas quoi mais elle hurlait au milieux du quai en se dirigeant vers nous, j'ai tourné la tête en direction de la grognasse qui faisait ses vocalises au milieux d'Austerlitz et me suis retournée en regardant mon inconnu; il avait changé, il me regarda d'un air sincère et désolé et me rendis mes bagages. Je le regarda se diriger vers cette dinde à l'autre bout du quai....
J'étais toute seule au milieux de ce quai, je les maudissaient tous, lui l'inconnu, elle sa pintade, mes milliards de bagages qui paraissent soudain plus lourds et puis lui, mon homme qui venais de m'envoyer un message pour me dire qu'il ne pouvais pas venir me chercher et que l'on se retrouverait à l'apart' ....
J'ai pris le métro, le regard vide...
Ce soir là, j'ai vu des couples partout, à croire qu'ils s'étaient donnés rendez-vous dans ma rame et dans ma voiture, ils me suivaient, ils me hantaient....
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J'ai beaucoup marché, sa faisait du bien...la nuit tombait, le froid me giflait et me ramenait à la réalité...
je me suis hatée et je suis rentrée à l'apart'.... je pensais encore à lui alors j'ai mis la musique, j'ai enlevé mes chaussures à talon qui me bousillaient les pied, j'ai pris une douche glacée, j'ai mis du parfum, j'ai appelé ma soeur, j'ai crié, j'ai chanté, j'ai dansé... et je me suis assise en pensant à lui...
je n'ai entendu la sonnette qu'au bout de la 3ème fois, il gueulait l'autre en bas, il avait froid et était fatigué...
je lui ai ouvert, sans grande conviction, je ne voulais pas lui parler, pas à lui...
il m'a pris dans ses bras, il m'a murmuré qu'il m'aimait mais je ne pensais plus à lui... il m'avait acheté des roses... j'ai souris, j'ai simulé un mal de tête alors qu'au fond c'était au coeur que j'avais mal... je suis allée me coucher et j'ai dormi en espérant rever de lui...le bel inconnu...
j'ai passé le week-end en pyama... je ne voulais pas la sortir ma jolie robe, pas pour lui...
je l'ai mise dimanche pour prendre le train, j'espérais simplement qu'il soit là... mais j'ai passé mon voyage avec une grand-mère et des gamins inchiquables... je suis rentrée chez moi une boule dans le ventre...
j'avais 2 messages sur mon répondeur et ma colloc' me tanais pour avoir les détail de mon week-end en amoureux...
je me suis enfermée dans ma chambre et je lai écouté[mon répondeur], c'était mon homme... il voyait bien qu'il y avait un truc qui allait pas, j'ai pas eu la force de le rappelé...
à 4heures je me suis couchée,seule, j'avais passée deux heures au téléphone avec celui qui était maintenant mon "ex"... je ne pouvais pas faire semblant, même si c'était un inconnu...
j'ai désespéré un mois comme ça trouvant n'importe quel prétexte pour partir à Paris, les mains vide cette fois en parcourant tous les wagons et tous les compars' du train pour le retrouver... il n'y était jamais...
et puis un jour en descendant du train, je l'ai vu, la dinde, sur le quai qui criait encore... je me suis retournée et je l'ai vu...mon bel inconnu. Il n'était plus pareil, il était marqué, fatigué, moins souriant...
1 mois, 4 longues semaines, 28 interminables jours, 672 heures, 40320 intolérables minutes, 2 419 200 secondes que je le cherchais, j'allais pas laissé cette fausse blonde me pourrir cet instant, j'ai couru vers lui, je n'entendais plus la dinde crier, il m'a vu, il m'a sourit...
J'ai bafouillé, je me suis retrouvé tellement près de lui que j'en tremblais, il m'a pris dans ses bras mais il ne disait rien...
Il a attendu quelques minutes avant de me dire qu'il m'aimait...mais qu'il était fiancé à l'autre pimbêche. Je me suis écartée, j'étais malade, malade de le savoir....
je ne connaissais ni son nom, ni sa vie, juste le timbre de sa voix mais j'étais tout à lui...
je me suis retrouvée petite fille...j'ai murmuré des excuses encore... et je suis partie prendre un billet retour, je ne voulais pas resté ici, dans leur ville....
j'étais seule cette fois dans mon compar', j'ai pleuré, pleuré tout ce que j'ai pu et je suis rentrée chez moi sans un mot...ma colloc' f êtait je ne sais quoi... j'étais encore seule...
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je n'avais plus envie de chanter, plus envie de crier, plus envie de danser... juste envie de pleurer....
j'ai passé encore 2 mois à ne plus sortir même plus pour allé au lycée, j'étais malade...malade du coeur...
j'ai passé mes épreuves de bac et je suis rentrée, je ne voulais même pas féter la fin de mon bac, je ne voulais que lui...
Ma colloc' ma appelé ds l'appart' elle m'a parlé d'une visite... de l'autre bout de l'apart' je lui crie que je ne veux voir personne...
cette conne me crie que c'est le docteur...je n'étais pas malade, sauf du coeur...
elle est conne oui mais elle me comprend tès vite... elle m'avait dit l'air de rien que j'avais intérêt à être présentable pour notre invité... je lui en avait parlé de cet inconnu...
j'enfile le premier truc que j'ai sous la main : la robe H&M ....
je sort de ma chambre en bougonnant qu'elle faisait vraiment chier et que je ne voulais voir personne...
une fois mon monologue terminé, je lève la tête et...mon inconnu était assis dans notre salon entre les DVD de filles qui se terminent toujours bien que ma coloc' avait loué pour me remonter le moral et la lessive de strings étendue sur les canapés...
je ne savais plus si je devais rire ou pleurer, le haïr ou l'aimer, le frapper ou lui sauter dans les bras...
il l'avait vu, il s'est levé, il m'a prise dans ses bras et m'a tout expliqué...
Pour moi [oui pour MOI].... il avait rompu ses fiancailles peu après nos retrouvailles sur le quai, il me cherchait depuis 2 mois à-peu-près...il m'avait attendu à la gare, il avait fait le tour des lycées de la ville, il était allé dans toutes les classes de 1ere pour me retrouver sans jamais m'y voir... il s'était fait passé pour mon frère en vérifiant les absents, il avait simulé une dispute de famille il y a longtemps et son souhait de me retrouver, avec son sourire éclatant tout avait marché, il était allé partout et il s'était retrouvé chez nous...
je pleurais, lui aussi, ma coloc' aussi...
je ne pouvais pas le croire...
il m'aimait, il m'aimait et on allait vivre ensemble, c'était ce qu'il était en train de me proposer, il voulais s'installer ici avec moi, pour que je finisse mes études et il me suivrai partout... "
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==> " j'ai mis 2 mois à convaincre mes parents, j'ai eu mon bac de français, je me suis installée avec lui, j'ai passé mon bac, j'ai fait des études de droit, nous avons monté notre propre cabinet tous les deux et nous sommes parents et heureux...
je ne vous cache pas que chaque fois que je prend le train pour rentrer chez moi j'ai le sourire surtout lorsque je croise une lycéenne avec 15000 bagages et qui se bloque dans les portes...."